L’AUTO EVALUATION DE LA FOI

 

Examinez-vous vous-mêmes, pour savoir si vous êtes dans la foi ; éprouvez-vous vous-mêmes. Ne reconnaissez-vous pas que Jésus-Christ est en vous ?

2Corinthiens 13:5

 

La foi que Dieu nous a transmise une fois pour toute (Jude 3), a constamment besoin d’être évaluée pour demeurer authentique et saine. Elle doit alors s’éprouver par rapport à la personne de notre Seigneur Jésus-Christ quant à la réalité de sa présence en nous. En effet, le salut procuré par l’œuvre accomplie en sa personne doit pouvoir se poursuivre à travers une relation personnelle dont la traduction concrète s’appelle la FOI.

Pisteo ou pistis en grec renvoie à deux mots essentiels en français à savoir Confiance et Fidélité ou Assurance et Démonstration (Hébreux 11.1). Ce qui implique donc que notre relation avec Dieu repose sur ces deux réalités, l’une et l’autre indispensables et indissociables comme les deux facettes d’une pièce de monnaie. La foi est si importante que sans elle « il est IMPOSSIBLE de lui être agréable … »  (Hébreux 11.6)

La foi n’est pas une émotion particulière qui nous saisit dans un instant précis ou encore un sentiment, c’est une conviction profonde qui vient sceller notre marche chrétienne et notre engagement envers notre Seigneur et Sauveur. Ainsi comme pour toute relation, nous devons progresser, grandir, croître à tous égards et voir se développer une plus grande intimité  et proximité. Paul pouvait rendre grâce à Dieu pour ces choses au milieu de l’église de Thessalonique quand il s’adresse à eux en ses mots : « Nous devons à votre sujet, frères, rendre continuellement grâces à Dieu, comme cela est juste, parce que votre foi fait de grands progrès, et que la charité de chacun de vous tous à l’égard des autres augmente de plus en plus. » (2Thes 1.3)

Quelle grâce que de pouvoir aimer, servir, davantage et de mieux en mieux Celui qui nous a tant aimé et qui s’est livré pour nous sur le bois maudit du calvaire. Parmi les éléments qui viennent aider notre FOI à se développer, nous avons la méditation régulière de la Parole de Dieu. En effet il est écrit dans Romains 10.17 : « Ainsi la foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la parole de Christ. » C’est donc en nourrissant notre âme des mots et paroles de Jésus-Christ que nous ferons nous aussi de grands progrès dans la foi et apprendrons à surmonter les épreuves par sa grâce. 

Examinons-nous donc pour savoir si nous sommes dans la Confiance et la Fidélité… Qu’y trouvera-t-on ? Plus de Christ ou moins de Lui en nous ?

 


OÙ ME MÈNERONT TES PAS SEIGNEUR ?

 

En vérité, en vérité, je te le dis, quand tu étais plus jeune, tu te ceignais toi-même, et tu allais où tu voulais ; mais quand tu seras vieux, tu étendras tes mains, et un autre te ceindra, et te mènera où tu ne voudras pas.

Jean 21:18 

 

Il faut être capable d’entendre et d’accepter les desseins de Dieu à notre égard tout en croyant qu’il saura nous garder fidèlement et nous accompagner jusqu’au bout de la course. L’apôtre Pierre nous en donne ici l’exemple.

Est-il plus simple en effet de se laisser porter au gré du torrent sans s’enquérir de quoi que ce soit, et se dire que ça s’arrêtera au moment voulu, ou plutôt oser tendre l’oreille pour comprendre que le chemin mènera dans des endroits déserts, des vallées de pleurs, des mers agitées et violentes mais qu’en dépit de tout, Dieu sera toujours là pour nous secourir.

 

Aurait-il été plus simple pour Pierre de ne pas envisager que son engagement avec le Seigneur Jésus-Christ le mènerait jusqu’à la mort ? Nous voulons certainement beaucoup plus ces garanties de bénédictions, de réussites, de grandes victoires et autres, c’est tellement plus rassurant. La réalité est que ces choses sont notre partage en Christ avec les persécutions qui doivent l’accompagner. Le Seigneur répondant à Pierre dans Marc 10.28-31 lui indiquera qu’il recevrait « au centuple, présentement dans ce siècle-ci, des maisons, des frères, des sœurs, des mères, des enfants, et des terres, avec des persécutions, et, dans le siècle à venir, la vie éternelle. »

 

Ainsi le tout fixe un cadre qui, d’un côté nous rassure parce que nous voyons de belles choses se produire pour sa gloire et de l’autre, nous sommes émondés pour porter plus de fruit de par les douleurs qu’occasionne le fait de marcher sur les traces de notre Sauveur. Lui-même n’a-t-il pas appris l’obéissance par les choses qu’il a souffertes. (Hébreux 5.7-8 et suivants)

 

Jusqu’où me mèneront tes pas Seigneur ? Très souvent, nous serons à cheval entre l’assurance profonde de son assistance et de sa grâce pour accorder plus que ce que nous ne saurions imaginer d’une part, et l’assurance toute aussi profonde de son assistance et de sa grâce pour nous aider à surmonter les épreuves et les combats difficiles que nous avons à soutenir à cause de son Nom. Alors, le Seigneur Jésus-Christ affirme « Mais Celui qui persévérera jusqu’à la fin, sera sauvé. » Matthieu 24.13


PUISQU’IL LE FAUT ?

…C’est là ce qui fait votre joie, quoique maintenant, puisqu’il le faut, vous soyez attristés pour un peu de temps par diverses épreuves, afin que l’épreuve de votre foi, plus précieuse que l’or périssable qui cependant est éprouvé par le feu, ait pour résultat la louange, la gloire et l’honneur, lorsque Jésus-Christ apparaîtra…

1Pierre 1:5-7

 

Pour illustrer ma pensée, je voudrai emprunter à un cantique chrétien outre atlantique les paroles suivantes : « Il faut parfois une montagne, parfois une mer agitée, parfois un désert pour que je te laisse mettre ta main sur moi, pour que j’ai confiance en toi et que je crois. »

Ces paroles adressées au Seigneur sonnent comme une confession humble de ce qui caractérise trop souvent notre relation avec sa personne. La montagne, la mer agitée ou encore le désert sont des réalités courantes dans notre vie chrétienne : nous les appelons « épreuves, combats de la foi ». Nous pouvons soit nous en accoutumer et nous endormir spirituellement, soit nous en révolter et faire naufrage de lassitude, soit en saisir la portée et obtenir une victoire.

L’apôtre Pierre nous explique qu’il y a une certaine valeur dans l’épreuve et  une conséquence à tout ce que nous endurons pour l’amour de Celui qui nous a sauvés. L’épreuve de la foi est précieuse, parce qu’elle se sépare, se débarrasse des scories et autres impuretés,  étrangères à notre attachement au Seigneur.  Quant à sa conséquence immédiate, elle consiste avant tout en une plus grande dépendance à sa personne et surtout un amour plus profond dont l’expression finale sera la louange, la gloire, l’honneur pour Jésus. Autrement dit, la satisfaction pour l’Architecte divin d’avoir parfaitement achevé son ouvrage, la joie pour notre Sauveur de nous avoir parfaitement sauvés. Oui tous reconnaîtront son infinie sagesse et sa divine puissance qui ont œuvré pour nous garder jusqu’au bout de la course.

Tout cela justifie cet impératif passage par le creuset. Ce nécessaire et impérieux chemin est celui des enfants de Dieu, Christ l’ayant lui-même traversé avant nous, afin que nous apprenions nous aussi l’obéissance et la soumission. (Hébreux 5.7-8) Reconnaissons que nous avons beaucoup appris au sujet de notre Dieu à travers les chemins empruntés à sa suite.

Alors, puisqu’il le faut, nous sommes attristés à cause des épreuves à surmonter mais regardons surtout ce qu’elles suscitent pour nous : la main du Seigneur sur nos vies et la manifestation de sa gloire. Ainsi, ne nous entendrons-nous pas dire :

« C’est bien bon et fidèle serviteur,… entre dans la joie de ton Maître. » Mat 25.21