PUISQU’IL LE FAUT ?

…C’est là ce qui fait votre joie, quoique maintenant, puisqu’il le faut, vous soyez attristés pour un peu de temps par diverses épreuves, afin que l’épreuve de votre foi, plus précieuse que l’or périssable qui cependant est éprouvé par le feu, ait pour résultat la louange, la gloire et l’honneur, lorsque Jésus-Christ apparaîtra…

1Pierre 1:5-7

 

Pour illustrer ma pensée, je voudrai emprunter à un cantique chrétien outre atlantique les paroles suivantes : « Il faut parfois une montagne, parfois une mer agitée, parfois un désert pour que je te laisse mettre ta main sur moi, pour que j’ai confiance en toi et que je crois. »

Ces paroles adressées au Seigneur sonnent comme une confession humble de ce qui caractérise trop souvent notre relation avec sa personne. La montagne, la mer agitée ou encore le désert sont des réalités courantes dans notre vie chrétienne : nous les appelons « épreuves, combats de la foi ». Nous pouvons soit nous en accoutumer et nous endormir spirituellement, soit nous en révolter et faire naufrage de lassitude, soit en saisir la portée et obtenir une victoire.

L’apôtre Pierre nous explique qu’il y a une certaine valeur dans l’épreuve et  une conséquence à tout ce que nous endurons pour l’amour de Celui qui nous a sauvés. L’épreuve de la foi est précieuse, parce qu’elle se sépare, se débarrasse des scories et autres impuretés,  étrangères à notre attachement au Seigneur.  Quant à sa conséquence immédiate, elle consiste avant tout en une plus grande dépendance à sa personne et surtout un amour plus profond dont l’expression finale sera la louange, la gloire, l’honneur pour Jésus. Autrement dit, la satisfaction pour l’Architecte divin d’avoir parfaitement achevé son ouvrage, la joie pour notre Sauveur de nous avoir parfaitement sauvés. Oui tous reconnaîtront son infinie sagesse et sa divine puissance qui ont œuvré pour nous garder jusqu’au bout de la course.

Tout cela justifie cet impératif passage par le creuset. Ce nécessaire et impérieux chemin est celui des enfants de Dieu, Christ l’ayant lui-même traversé avant nous, afin que nous apprenions nous aussi l’obéissance et la soumission. (Hébreux 5.7-8) Reconnaissons que nous avons beaucoup appris au sujet de notre Dieu à travers les chemins empruntés à sa suite.

Alors, puisqu’il le faut, nous sommes attristés à cause des épreuves à surmonter mais regardons surtout ce qu’elles suscitent pour nous : la main du Seigneur sur nos vies et la manifestation de sa gloire. Ainsi, ne nous entendrons-nous pas dire :

« C’est bien bon et fidèle serviteur,… entre dans la joie de ton Maître. » Mat 25.21

 


Courir de manière à remporter le prix !

 

«Ne savez-vous pas que ceux qui courent dans le stade courent tous, mais qu’un seul remporte le prix?

Courez de manière à le remporter. Tous ceux qui combattent s’imposent toute espèce d’abstinences,

et ils le font pour obtenir une couronne corruptible; mais nous, faisons-le pour une couronne incorruptible.

Moi donc, je cours, non pas comme à l’aventure; je frappe, non pas comme battant l’air.

Mais je traite durement mon corps et je le tiens assujetti, de peur d’être moi même rejeté,

après avoir prêché aux autres.» 1Corinthiens 9:24-27

 

L'apôtre Paul explique que le chrétien est engagé dans une course, une course contre le temps qui passe et qu'il faut racheter, une course cependant difficile et contraignante de par ce qu'elle nous impose mais à la juste mesure du défi final : obtenir la couronne incorruptible réservée dans le ciel.

On peut considérer à titre d'exemple les nombreux et difficiles sacrifices que font les athlètes des récents jeux olympiques de Rio afin de se préparer, préparer leur corps en vue d'obtenir des médailles. Pendant quatre ans ils vont s'entraîner afin d'être les plus performants, les meilleurs dans leurs disciplines qui durent parfois quelques poignées de secondes.

 

Ainsi, la question n'est pas d'être engagé dans la course, c'est un fait, nous y sommes. Mais la question est plutôt celle de savoir si nous courons de manière à remporter le prix. Laissez-moi formuler la chose différemment : est-ce que nous courons avec la manière, avec la motivation de remporter le prix ? Nous pouvons courir sans être intéressés par l'issue de la course. Nous devons donc courir avec l'intention, la volonté, auxquels s'ajoutent la détermination, l'indispensable soif de saisir le prix de la course. Il ne s'agit pas simplement d'avoir couru, d'avoir participé à la course. Il n'est pas dit remporter la course mais bien plus, remporter le prix de la course, c'est autre chose. Il faut arriver avec l'obligation de résultat, la cible doit être touchée, l'objectif pleinement atteint. C'est cela courir de manière à remporter .

 

Concrètement, mettons tout en oeuvre pour une vie chrétienne consacrée et obéissante, considérons que notre vie chrétienne est précieuse pour Dieu, précisément c'est ce qui engendre des difficultés, ces réalités ont pour but de nous amener plus loin avec le Seigneur. Notre foi se trouve alors renforcée, façonnée par le Maître et nous apprenons ce qu'est l'écoute, l'obéissance.

 

La Bible précise donc que ce n'est pas une petite promenade de santé ou touristique à l'aventure au gré du hasard, de même il ne s'agit pas de s'épuiser en frappant dans l'air. Dieu nous veut concentrer, disponibles et efficaces entre ses mains. D'où une forme d'auto-discipline pour parvenir à la victoire.

La chair doit être bridée, les pensées doivent être amenées captives à l'obéissance de Christ et nos actions inspirées par le Saint Esprit.

 

La question demeure : que devez-vous faire pour remporter le prix ? Quelle est la manière appropriée vous permettant de saisir le précieux sésame? Le Seigneur est fidèle pour nous accompagner dans ce cheminement et ce processus indispensable de la vie du chrétien.

 

Prions... pour que cette réalité soit notre partage.

 

Mak M.

 


C'EST L'HEURE DE SE REVEILLER

 

«Paresseux, jusqu’à quand seras-tu couché? Quand te lèveras-tu de ton sommeil ? Un peu de

sommeil, un peu d’assoupissement, Un peu croiser les mains pour dormir!…» Proverbes 6:9-11

«Cela importe d’autant plus que vous savez en quel temps nous sommes: c’est l’heure de vous

réveiller enfin du sommeil, car maintenant le salut est plus près de nous que lorsque nous avons  

cru.» Romains 13:11

«C’est pourquoi ne soyez pas inconsidérés, mais comprenez quelle est la volonté du Seigneur.»

Éphésiens 5:17

 

Nous avons tous été, au moins une fois, tirés brutalement de notre sommeil par le bruit assourdissant d'un réveil ou d'une alarme. Quoiqu'il en soit, c'est bien leur fonction et nous les programmons la veille afin de ne pas dépasser l'heure de se réveiller. En fait, que ce soit l'alarme du téléphone portable ou le réveil traditionnel, ils indiquent l'angoisse et l'inquiétude de ne pas arriver à être à l'heure de notre nouvelle journée. Nous savons en effet que le retard nous plongera dans le stress, la culpabilité, le remord par rapport aux impératifs personnels ou professionnels et autres rendez-vous importants que nous nous sommes fixés. Bref, tout se décalerait dans le temps et il faudrait courir à gauche et à droite pour essayer de rattraper le temps que l'on a perdu parce qu'on ne s'est pas réveiller au moment où l'alarme a retenti.

Il en est de même dans la vie chrétienne. Dieu fait résonner à nos oreilles qu'il est l'heure de se réveiller du sommeil de l'inactivité spirituelle, l'heure de se réveiller de l'assoupissement passif et langoureux d'une vie chrétienne "bien tranquille", l'heure de ne plus se rendormir au moment où c'est tout à fait le contraire qui s'impose. Nous devons ressentir les angoisses et l'inquiétude de passer à côté des impératifs qui sont devant nous. Le sentiment qui doit nous envahir est celui de ne pas manquer les rendez-vous de Dieu pour notre vie, ne pas passer à côté de ce qu'il désire nous voir vivre pour sa gloire. Certains pensent que tout est grâce et que Dieu peut comprendre ! Oui, bien sûr que nous avons et recevons tout pour la grâce de Dieu mais il est aussi indiqué que cette même grâce «nous enseigne à renoncer à l’impiété

et aux convoitises mondaines, et à vivre dans le siècle présent selon la sagesse, la justice et la piété,» (Tite 2:11-14)

On peut tout à fait être en décalage avec le temps de Dieu parce qu'on a pris du retard dans l'obéissance, dans l'expression de notre foi ou dans la compréhension et l'acceptation de la volonté du Seigneur. Ainsi, nous sommes invités à ne pas être des inconsidérés. Puisque c'est l'heure de se réveiller, il faut se mettre en action mais pour cela, il faut savoir ce qu'il y a à faire et c'est précisément pour cela qu'il est nécessaire de connaître la volonté du Maître et nous exécuter. Entendons-nous l'alarme: " C'est l'heure ! "

Prions pour que le réveil soit net dans nos vies. Que la paresse, l'assoupissement et autres ralentisseurs ne nous retiennent pas dans l'accomplissement de la volonté du Seigneur pour nos vies.

Mak M.


LA BÉNÉDICTION DE DIEU SUR LES FAMILLES

 

 

«Vous êtes les fils des prophètes et de l’alliance que Dieu a traitée avec nos pères, en disant à

Abraham: Toutes les familles de la terre seront bénies en ta postérité. C’est à vous premièrement

que Dieu, ayant suscité son serviteur, l’a envoyé pour vous bénir, en détournant chacun de vous

de ses iniquités.» Actes 3:25-26

«Paul et Silas répondirent: Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé, toi et ta famille. Et ils lui

annoncèrent la parole du Seigneur, ainsi qu’à tous ceux qui étaient dans sa maison...» Actes 16:31-34 

 

 

La famille est encore ce qu'il y a de plus précieux pour Dieu. La Bible regorge d'histoires de

familles, rapportant tantôt les aspects positifs des liens du sang, tantôt certaines tragédies qui

malheureusement ont terni les relations familiales. En tous les cas, le désir de Dieu est de bénir

toutes les familles de la terre. La famille est au coeur du projet de Dieu avec tout ce qu'elle englobe:

pères, mères, enfants et toutes les ramifications s'y rattachant. La première famille de la bible fut

celle d'Adam et Ève et leurs enfants, Caïn, Abel et Seth. À cause du péché, cette famille connaitra

de véritables troubles et la malédiction entrera dans ce foyer occasionnant le premier meurtre

fratricide "Caïn se jeta sur son frère Abel, et le tua". Comment survivre après un tel malheur ?

Dieu consola le coeur de Ève en lui donnant un autre fils... On trouve aujourd'hui encore de véritables

détresses dans les familles, ce qui devrait être un havre de paix et de sécurité, d'amour et de soutient

se transforme parfois en une véritable forteresse de souffrance et de frustration, d'angoisse et de

solitude. La structure familiale quant à elle est étirée, malmenée, jusqu'à ce qu'elle finisse par

ressembler à ce que veulent en faire les hommes... Mais Dieu veut bénir toutes les familles de la

terre, il le déclarera à un homme: Abraham.

 

Cependant cette bénédiction n'est pas un acte religieux banal, une sorte de pansement de pacotille

qui masquerait la réalité des dégâts occasionnés par le péché. Le diagnostic est clair: ceux qui

constituent la famille doivent être eux même en paix avec Dieu, avec eux-mêmes, pour pouvoir

entrer dans la réalité d'une vie épanouissante. Cette bénédiction est accordée par Dieu et elle

découle de la rédemption, càd du rachat de l'humanité car si la première famille a été le témoignage

d'un déchirement profond, Dieu a voulu recréer, refondre la famille dans le moule de sa grâce en la

replaçant ouvertement sur son coeur. Il s'est présenté comme le "Père qui est aux cieux" et Jésus

comme le "Fils de Dieu", le tout englobant cette réalité de la famille qui veut accueillir les

nombreux enfants qui désirent en faire partie. La postérité d'Abraham coure sur des générations

jusqu'à la postérité qui suscitera la bénédiction dans ce sens du salut de Dieu pour l'humanité.

 

L'humanité comprend l'homme, la femme, l'enfant. Tous ont besoin de la grâce de Dieu, du salut de

Dieu. Notre Seigneur Jésus dira: "Nul ne vient au Père que par moi..." (Jean 14:6) et ailleurs encore

à ceux qui ont cru en lui qu'ils ont "le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés, non du

sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu." (Jean 1:12-13) Ainsi

l'exemple du geôlier et de sa famille est encourageant. Une tragédie aurait pu se dessiner dans ce

foyer par le suicide du père de famille, désespéré et craintif. On n'ose même pas imaginer les

conséquences qui en découleraient.

Le cri de Dieu pour le salut de la famille est "Ne te fais point de mal..." Cette famille connaitra la

joie du salut, le bonheur et la bénédiction que représente la révélation de l'Amour du Père Céleste

par la Bonne nouvelle de l'Evangile en Jésus-Christ.

 

Prions pour la bénédiction des familles de la terre, réconciliées avec Dieu par Jésus-Christ, le Sauveur. 

 

 

 

 


Comment fait-on des héros de la foi ?

 

« Nous donc aussi, puisque nous sommes environnés d’une si grande nuée de témoins, rejetons tout fardeau, et le péché qui nous enveloppe si facilement, et courons avec persévérance dans la carrière qui nous est ouverte, ayant les regards sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi, qui, en vue de la joie qui lui était réservée, a souffert la croix, méprisé l’ignominie, et s’est assis à la droite du trône de Dieu. Considérez, en effet, celui qui a supporté contre sa personne une telle opposition de la part des pécheurs, afin que vous ne vous lassiez point, l’âme découragée. »

 

Hébreux 12:1-3

Après la description magistrale de ces héros de la foi au chapitre 11, les premiers versets de ce

chapitre 12 sont comme une sorte de mode d'emploi, une présentation des clés qui rendent possible

l'expression d'une foi efficace.

La foi prend son origine dans la personne centrale et incontournable de notre Seigneur Jésus-Christ.

La foi véritable s'inscrit dans une relation vraie et sincère avec notre Sauveur, ancrée dans l'exemple

qu'il nous a donné lui même par sa propre vie. Sa réalité ne saurait être dissociée de la nôtre car

nous marchons sur les traces du Maître, lequel nous a précédés sur le chemin pour montrer

comment avancer. En effet, la perspective de la victoire déjà obtenue par le Seigneur doit nous

encourager dans notre marche. S'il a vaincu, il nous aidera aussi à être vainqueurs d'autant que nous

pourrions quelque fois être découragés par les affres de nos luttes, la persistance ou l'intensité du

combat et le Seigneur le sait.

Pour ce faire, deux obstacles sont à éviter si nous voulons avancer efficacement: le péché et tout ce

qui ressemble à un fardeau. Ces éléments suffisent à nous ralentir pire, nous arrêter. Pourquoi ?

Parce qu'ils ont cette particularité d'occuper notre champ visuel spirituel. En fait, ils ont une telle

incidence sur nos vies qu'ils finissent par nous empêcher de garder les regards fixés sur notre

Seigneur, chef et consommateur de notre foi. Il suffit de cela pour que la foi ne soit plus efficace.

- En effet, le péché avec sa capacité à envelopper, nous anesthésie et vient à bout de notre bonne

volonté. Mais qui ne pèche pas ? C'est pour cela qu'il faut régulièrement le rejeter en le

confessant sincèrement à Dieu avec le désir de ne plus y revenir. Pour cela, il faut mettre en place

les voyants rouges qui permettent de déceler le potentiel retour de l'interdit. Il s'agit de traiter

efficacement ce qui pourrait être un boulet encombrant pour notre marche.

- Le fardeau, lui, déploie sa capacité à occuper l'espace de notre esprit et de nos pensées. Nous

focalisons notre attention sur ce qui nous préoccupe et ainsi nous ne nous occupons plus de

regarder vers le Seigneur. De fil en aiguille, nous ne courons plus et conditionnons notre effort à

ce qui englue notre marche. Le peu de force que nous avons, s'évanouit sous le poids de ce que

nous portons si lourdement sur notre coeur. La solution est encore de rejeter tout cela en

s'abandonnant avec confiance entre les mains de notre Père céleste. Décision doit être prise de

concentrer notre effort à comprendre la volonté de Dieu pour saisir les moyens qu'il veut mettre à

notre disposition afin que nous nous en sortions.

Prions pour que tout ce qui est fardeau sur nos coeurs soit ôté avec l'aide du Seigneur.

Confessons nos péchés à Dieu avec sincérité en lui demandant la force d'être victorieux.

Courons avec persévérance dans la foi en ne regardant que notre Seigneur Jésus-Christ.

 

                                                                                                                                  Mak M.


Le Travail

Car, lorsque nous étions chez vous, nous vous disions expressément: Si quelqu’un ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas non plus.

2Thes  3:10 

Ainsi, mes bien-aimés, comme vous avez toujours obéi, travaillez à votre salut avec crainte et tremblement, Phil 2:12

 

Peut-on faire un lien entre le travail qui procure de la nourriture et celui qui garantit les bénédictions spirituelles ? Certainement que les conditions ne sont pas les mêmes mais la réalité de fond est celle de nous faire prendre conscience qu’il y a un véritable engagement dans l’effort pour l’un comme pour l’autre.

Si nous savons reconnaître que l’exercice d’un emploi séculier réclame de notre part engagement, persévérance, efficacité, discipline, courage et en finalité récompense à travers une rémunération bien méritée, nous devons aussi reconnaître ces même aspects sous le rapport de la vie spirituelle. Du reste nous savons montrer une forme de soumission à ces exigences de la vie pour la garantie d’un salaire nécessaire pour nos besoins essentiels. Nous nous investissons entre 13 et 22 ans en moyenne dans des études, des formations de tous genres pour faire valoir des compétences et des capacités censées nous ouvrir les portes de l’emploi. Tout ceci durera jusqu’à l’âge de la retraite pour pouvoir profiter aisément du fruit de tout ce qui aura été entrepris.

La Bible nous invite à une autre forme de travail qui n’est absolument pas en opposition avec ce qui vient d’être décrit. Ce travail est un travail d’une autre nature avec des impacts beaucoup plus grands que la simple vie terrestre. « Travaillez à votre salut » insiste l’apôtre Paul, conscient de l’engagement, du courage, de la persévérance que cela réclame. Nous devons montrer une certaine crainte dans ce travail tant son impact est celui de l’éternité. Car si les métiers de ce siècle ne sont valables que pour la vie ici-bas et la satisfaction de nos besoins, le travail de la foi est valable, lui, pour le salut de notre âme.

Sachons montrer de la détermination dans les choses qui contribuent au salut, à l’épanouissement de notre âme en Christ. Il se trouvera certainement sur notre chemin quelques difficultés à surmonter, quelques problématiques à résoudre, quelques impératifs auxquels répondre, quelques relations humaines à dépasser, le tout pour un résultat efficace et surtout à la gloire de Celui qui nous a engagé dans la plus belle des œuvre : notre Seigneur Jésus-Christ.

La Bible affirme ceci concernant notre Sauveur : « A cause du travail de son âme, il rassasiera ses regards ; par sa connaissance mon serviteur juste justifiera beaucoup d’hommes, et il se chargera de leurs iniquités. » Esaïe 53:11 

Suivons les traces de Celui qui avant nous, a travaillé à préparer ce salut si glorieux dans lequel il nous convie à marcher pour le bien de notre âme. Sa rémunération n’a pas de prix ici-bas : L’ETERNITE.


ETAT D’URGENCE

Ephésiens 5:16  rachetez le temps, car les jours sont mauvais.

Col 4:5  Conduisez-vous avec sagesse envers ceux du dehors, et rachetez le temps.

 

Notre pays vit des moments critiques avec la recrudescence d’attentats terroristes visant à semer la confusion et la terreur. Il est ici et là fait mention d’un climat général de méfiance et d’insécurité. Non seulement d’un point de vue politique mais on nous parle aussi d’urgence par rapport aux problèmes climatiques, interpellant les nations à s’organiser pour le bien de la planète.

La Bible, elle aussi, nous interpelle sur l’urgence des temps que nous vivons : les temps de la fin. L’apôtre Paul explique que ces temps porteront la marque de grandes difficultés associées à un véritable changement dans les mentalités, les comportements, les attitudes des hommes. (1Tim 4.1 et suivants, 2Tim 3.1 et suivants)

L’Evangile est la première réponse à l’urgence de notre temps. L’Evangile, puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit (Rom 1.16) est lui aussi un message urgent invitant l’homme à « passer » de la mort spirituelle à la vie éternelle, de la peur à la paix, de l’insécurité à la confiance en Dieu. Il ne s’agit pas de prendre son temps mais de réaliser que Dieu est pour nous un abri sûr et certain auprès duquel nous trouverons secours et protection.

Dans le livre de Joël 2.28-29, Dieu parlera par la bouche de son prophète de cette période et ces temps difficiles de la fin. En fait, notre Dieu a pour nous des ressources insoupçonnables de façon à ce que nous tenions face à l’adversité.

Le Seigneur Jésus-Christ indiquera à ses disciples qu’en ce qui concerne ces temps, il serait indispensable que son Eglise soit équipée pour faire face. Cette réalité repose sur une visitation divine visant les fils, les filles, les jeunes gens, les vieillards. Il envisage de nous accorder les charismes les meilleurs pour la manifestation de la toute-puissance de Dieu.

Le Saint Esprit est le vecteur de cette action au sein de l’Eglise et par son œuvre dans la vie du chrétien, il répond à ces temps d’urgence, nous pousse à exprimer pleinement le message divin. Que l’Eglise soit visitée par des prophéties, des visions, des songes, expressions non exhaustives d’un nécessaire bouleversement dans nos habitudes, nos suffisances, notre confort personnel. Nous avons besoin de la puissance du Saint Esprit, de son action au milieu de l’Eglise. Une question cependant mérite d’être posée : Sommes-nous prêts à relever ce défi ?

Le pasteur Douglas Scott disait : « Pour un réveil, il faut premièrement Dieu, ensuite la prière qui appelle ce réveil et enfin des hommes prêts à se sacrifier. »

Que le Seigneur nous vienne en aide.


Renouvellement dans la prière…

 

1Timothée 2.1 J’exhorte donc, avant toutes choses, à faire des prières [proseuche], des supplications [deesis], des requêtes [Enteuxis], des actions de grâces [eucharistia], pour tous les hommes,…

Il y a dans l’acte simple de la prière une telle diversité à laquelle la Bible nous invite. Il serait dramatique d’en rester à quelque chose de religieux lorsque le Seigneur insiste en disant par la bouche de l’apôtre dans Ephésiens 6.18 : « Faites en tout temps par l’Esprit toutes sortes de prières (proseuche) et de supplications (deesis). Veillez à cela avec une entière persévérance, et priez pour tous les saints. » On ne prie pas dans l’église comme on prie chez soi dans l’intimité de notre chambre. Néanmoins, pour ce qui concerne la prière faite en public, le Seigneur Jésus-Christ montre que la multiplication de paroles ne justifiera en rien la réponse divine. Il y a de la retenue à cause de cette notion de partage au milieu de la communion fraternelle. Paul dira aux Corinthiens « …mais, dans l’Eglise, j’aime mieux dire cinq paroles avec mon intelligence, afin d’instruire aussi les autres, que dix mille paroles en langue. » (14.19) Et parce que nous ne savons pas toujours ce qu’il convient de demander dans nos prières (Romains 8.26), nous avons donc besoin de ne pas considérer les choses comme acquises. Il faut plutôt se laisser inspirer par le Saint Esprit pour exprimer cette diversité dans la forme de la prière :

- Proseuche [pros-yoo-khay], revient 37 fois dans le NT et exprime la généralité, le sens de la prière : c’est d’offrir à Dieu pour lui plaire. C’est l’idée d’un lieu mis à part pour offrir la prière, ce qui est agréable à Dieu offert par la prière. La prière reste le moyen privilégié par lequel le Seigneur se plaît à communiquer avec nous.

Quelques références où cette définition apparaît : Luc 6.12, 19.46, 22.45, Actes 1.14, 2.42, 6.4, 10.4 et 31, Romains 12.12, Phil 4.6, 1Pierre 4.7, Apoc 8.3-,…

- Deesis [deh-ay-sis], revient 16 fois dans le NT. C’est la prière au sens de supplication donnant la prééminence à l’expression d’un besoin personnel. La prière est donc exprimée par rapport à une privation, quelque chose qui manque à notre vie. Luc 1.13, 2.37, Rom 10.1, Hébreux 5.7, Jacques 5.16, 1Pierre 3.12,…

- Euteuxis [Ent-yook-sis], revient 2 fois de façon directe dans le NT (mais son sens est présent dans bien des textes du NT. C’est la prière comme un accès à Dieu, une entrevue exprimant le pourquoi de celle-ci. 1Tim 4.5 en donne l’exemple où Paul exprime le but et la raison de sa prière à savoir la sanctification du repas. Nous devons véritablement penser à ce que nous voulons demander au Seigneur.

- Eucharistia [yoo-khar-is-tee’-ah], revient 15 fois dans le NT. C’est la prière exprimée en action de grâce, reconnaissance, gratitude. L’attention est portée sur les faveurs accordées par le Seigneur, en particulier comme une remise de dette. 2Cor 4.15,  9.11-12, Eph 5.4, Phil 4.6, 1Thes 3.9, Col 3.15, 4.2, Apoc 4.9, 7.12…

Que le Seigneur dans sa grâce et avec l’aide du Saint Esprit, vienne pleinement nous renouveler et enrichir nos vies dans ce domaine de la prière.


Si DIEU…

 

« Si l’Eternel ne bâtit la maison, ceux qui la bâtissent travaillent en vain; si l’Eternel ne garde la ville, celui qui la garde veille en vain. » Psaume 127.1

 

Nous employons parfois ce petit mot « SI » pour exprimer une condition à la réalisation d’une chose ou d’un projet. Nous reconnaissons par là qu’il y a bien des choses qui nous échappent et qui ne dépendent pas de notre simple bon vouloir. En fait, parmi les conditions nécessaires au bonheur et à la réussite, il en est une, qui est indéniablement incontournable, et c’est DIEU. Il est Celui qui régit l’univers entier, qui détermine ce qui nous entoure, il tient toute chose dans « ses mains ».

Salomon avait conscience de cette réalité et va l’exprimer en indiquant les conséquences de ne pas en tenir compte. En effet, ce dans quoi Dieu n’est pas impliqué, ou sollicité, ou invité, ne pourra pas aller bien loin, ne connaîtra pas le succès attendu. C’est le sens de la maison qui est bâtit sans Lui, de la ville qui est gardée sans Lui. SI DIEU n’est pas là, il y aura un peu plus de nous dans l’affaire, de notre orgueil, de nos suffisances, de nos pensées bien limitées et finalement de notre humanité si fragile…

 

Par contre, Paul dira en Romains 8.31 : « SI DIEU est pour nous, qui sera contre nous ? » mettant en évidence la force et le soutien dont nous bénéficions quand la réalité de cette présence du Seigneur à nos côtés ne fait aucun doute. Si nous avons la conviction que Dieu est là, qu’Il approuve nos voies, alors nous n’avons rien à craindre, les adversaires n’auront aucune prise sur nos vies et Dieu couronnera de succès nos entreprises. Avoir Dieu avec nous, c’est compter sur Sa puissance, Son Esprit, Son conseil, Sa sagesse pour guider toute chose. Avoir Dieu avec nous c’est aussi tendre l’oreille pour l’écouter et l’honorer en croyant que l’accomplissement de sa volonté est de loin ce qu’il nous faut.

 

En conclusion, réaffirmons ces paroles de Jacques 4.15 : «  SI DIEU LE VEUT, nous vivrons, et nous ferons ceci ou cela. » Voilà ce qui compte…


Meilleurs voeux

« L’homme ne vivre pas de pain seulement mais de toute parole qui sortira de la bouche de Dieu. » Matthieu 4.4

 

« Que ce livre de la loi ne s’éloigne point de ta bouche ; médite-le jour et nuit, pour agir fidèlement selon tout ce qui y est écrit ; car c’est alors que tu auras du succès dans tes entreprises, c’est alors que tu réussiras. » Josué 1.8

 

« Ne crains rien, car je suis avec toi ; ne promène pas des regards inquiets, car je suis ton Dieu ; je te fortifie, je viens à ton secours, je te soutiens de ma droite triomphante. » Esaïe 41.10

 

« Car je connais les projets que j’ai formés sur vous, dit l’Eternel, projets de paix et non de malheur, afin de vous donner un avenir et de l’espérance. » Jérémie 29.11

 

« Que votre cœur ne se trouble point. Croyez en Dieu, et croyez en moi. » Jean 14.1

 

« Aucune tentation ne vous est survenue qui n’ait été humaine, et Dieu, qui est fidèle, ne permettra pas que vous soyez tentés au-delà de vos forces ; mais avec la tentation il préparera aussi le moyen d’en sortir, afin que vous puissiez la supporter. » 1Corinthiens 10.13

 

« Il y a dans le cœur de l’homme beaucoup de projets, Mais c’est le dessein de l’Eternel qui s’accomplit. » Proverbes 19.21

 

« Dieu est fidèle, lui qui vous a appelés à la communion de son Fils, Jésus-Christ notre Seigneur. » 1Corinthiens 1.9