Passons à l’autre bord...

Traverser la rivière avec l'aide de Dieu et se laisser conduire

« Ce même jour, sur le soir, Jésus leur dit : Passons à l’autre bord... » Marc 4.35-41

 

Le point central dans ce texte tient au fait que nous sachions apprécier et discerner la présence du Seigneur Jésus-Christ quelles que soient les circonstances par lesquelles nous pourrions passer dans notre vie chrétienne. Cette présence rassurante, réconfortante et en même temps suffisante pour nous permettre de traverser les tourbillons de la vie est le gage de sa fidélité : il sait nous conduire à l’autre bord.

En effet, le Maître a une vision claire et précise de ce qu’il désire accomplir dans nos vies.

Il aurait pu encourager ses disciples à rester là ou à prendre quelques jours de repos après le dur labeur de la journée. Pourtant, alors que le soir est déjà là, il les convie à passer à l’autre bord. Il en est ainsi de la vie chrétienne ; nous sommes amenés à franchir des étapes, à passer des caps, avancer de progrès en progrès… Et si nous saisissions dans cet ordre du Seigneur un remède préventif contre l’immobilisme.

L’Écriture aborde l’immobilisme religieux des pharisiens et des sadducéens (Mc 7.1-9) qui faisaient de la surenchère au sujet de la loi pour justifier leurs dogmes et leurs traditions. En réalité, ils avaient perdu la simplicité de l’obéissance à la Parole de Dieu (Mat 3.7-9).

 

Nous pourrions parler aussi de l’immobilisme de l’activisme illustré par le récit de Luc 10.40-42. Or les deux mots semblent ne pas s’accorder pourtant l’activisme masque le manque d’assurance de l’inquiétude qui nous pousse à essayer de tout faire, sauf l’essentiel. « Marthe était occupée à … » Elle était installée dans cet état de pensée et ne pouvait en sortir, si ce n’est par l’exhortation du Seigneur lui rappelant le caractère précieux d’une communion personnelle avec lui : c’est la part qui ne peut lui être ôtée.

Dieu veut que nous le servions, mais avec les ressources que nous venons chercher au cœur de sa présence.

 

Et enfin, abordons la question de l’immobilisme de la régression spirituelle décrite dans Hébreux 5.11-14 et traduite par l’incapacité pour certains à comprendre les vérités de la Parole de Dieu ou du moins à les aborder sous l’angle de la maturité.

Pour quelle raison ? Ils en étaient restés à la stature d’enfant plutôt que de grandir dans leur expérience de la foi. L’Ecriture nous montre qu’il y a un début à la vie chrétienne, celle-ci doit se poursuivre et nous amener à ressembler un peu plus à notre Seigneur. Or, quand ce processus est interrompu, il y a donc une forme d’immobilisme qui s’installe et amène une instabilité dans le discernement des choses qui jalonnent notre foi. Devenir des « didaskalos » (maîtres) renvoie au chrétien mature qui, après avoir reçu, peut aussi communiquer, transmettre, partager ce qui a été acquis par l’expérience.

 

Ainsi, nous pouvons appliquer ce remède préventif à notre foi en obéissant au Maître qui nous invite : « Passons à l’autre bord ». Que se développent notre attachement au Seigneur et une plus grande dépendance à sa personne pour une révélation plus profonde de qui il est. Les disciples par cette épreuve de la barque découvrent des aspects de leur Seigneur qu’ils n’avaient pas imaginer : « Quel est donc celui-ci, à qui obéissent même le vent et la mer ? » Et oui ! Nous voulons découvrir davantage combien notre Seigneur est grand et tout puissant pour secourir et amener le calme.

 

N’est-il pas celui qui impose ces paroles au tourbillon et à la mer : « Silence ! Tais-toi ! » ?

 

A lui soit la gloire.

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